Tout s'accélère. Oui, l'école d'infirmière c'est dur, et même très dur. J'aimerai pouvoir m'arrêter, me reposer, dormir, enfin. Mais pour le moment je peux pas, c'est pas le moment. L'éval arrive, j'ai toujours pas mes patients, j'ai pas fais mes dossiers, j'ai pas fini mes fiches. J'ai peur, la pression monte. Vivement les vacances. Oui parce que j'ai enfin des vacances : depuis Noël j'enchaine cours-stage-cours-stage. Je suis épuisée. J'avance plus. Allez, encore un petit effort, l'année n'est pas finie, je sais. Je dois pouvoir le faire.
Je dois ...
Je dois pouvoir être heureuse aussi, puisque tout est arrangé. Enfin j'espère. Il est formidable. J'ai envie de construire quelque chose. Je suis tellement contente, et en même temps ça me fait tellement peur. Est ce que beaucoup de chose vont changer ? Est ce que je n'ai pas perdu la confiance de certains ? Il faut parfois s'en remettre a l'avenir, j'espère qu'il sera beau, que rien ne changera, ou alors en bien.
J'espère ...
Et puis, ça y est, la date fatidique est tombée : 1er mai. Tu pars de l'autre coté de l'Atlantique. Qu'est ce que tu va me manquer ! Je m'imagine déjà ces deux mois sans toi, et ça me parait une éternité. Mais tu est heureuse, ça se vois sur ton visage, ça s'entend dans ta voix. Je sais que tu vas passer deux mois magiques là-bas, que tu va découvrir plein de choses, que tu jouera de ton accent de petite française.
Je sais ...
( J'avance au jour le jour. Pour le moment, difficile de faire autrement. )